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mardi 13 décembre 2016

Un sculpteur héraldique belge découvre une œuvre d’art britannique disparue chez un marchand d’art belge


Un sculpteur héraldique belge découvre une œuvre d’art britannique 
disparue chez un marchand d’art belge
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BELGA, Newsagency, Bruxelles
Communiqué de presse

Patrick Damiaens, ornemaniste sur bois et sculpteur héraldique originaire de Maaseik (Belgique), a découvert le blason manquant, datant du 16e siècle, d’un important ambassadeur britannique lors d’un salon d’antiquités à Namur. L’église St Katharine Cree de Londres, où l’œuvre d’art avait disparu au cours de la Seconde Guerre mondiale, a désigné un avocat pour la récupérer.

« Cette pièce ornementale a immédiatement attiré mon regard au salon des antiquités de Namur  », déclare Patrick Damiaens. « Le relief en question, fait en albâtre,  représente un blason datant du 16e siècle, d’environ 80 cm de haut et d’une qualité exceptionnelle. L’antiquaire a tenté de le faire passer pour un relief germano-autrichien du milieu du 16e siècle, ce qui m’a paru étrange puisqu’il me semblait plutôt être d’origine britannique. »


Une recherche approfondie pour découvrir l’origine de cette œuvre a mené Patrick Damiaens tout droit vers les Throckmorton, une noble famille d’Angleterre. « La pièce ornementale a disparu il y a des années du monument de Sir Nicholas Throckmorton, un confident d’Elisabeth I et de Mary Queen of Scots », explique M. Damiaens. « Il était un ambassadeur britannique en France et la famille Throckmorton en général a joué un rôle prépondérant dans l’histoire de l’Angleterre au 16e siècle. » M. Damiaens est sûr à 100 % que la pièce ornementale qu’il a repérée au salon des antiquités de Namur appartenait à la noble famille britannique. 
Marc Van der Cruys, éditeur d’un magazine héraldique, est également convaincu de son authenticité. « Il ne fait aucun doute que la sculpture ornée de ce blason fut autrefois l’ornement décorant le monument familial en l’église paroissiale de St Katharine Cree », affirme M. Van der Cruys. « Il est en effet plausible que ce relief ait fait partie des débris déblayés hors de l’église après un bombardement lors de la Seconde Guerre mondiale. Un des ouvriers l’a probablement mis de côté "pour les temps difficiles" après la guerre. A l’époque, quand les bombes sifflaient littéralement aux oreilles des citoyens, personne n’y prêtait attention. » 


Dans l’intervalle, la personne responsable de l’église de St Katharine Cree à Londres a entrepris les démarches nécessaires. En faisant appel à un avocat spécialisé dans les œuvres d’art volées, pillées ou disparues, l’église souhaite que la pièce manquante reprenne sa place. Pour l’instant, le blason est toujours en la possession de l’antiquaire qui tentait de le vendre au salon de Namur. « Sur le plan juridique, la pièce m’appartient, donc je ne suis pas obligé de la rendre », déclare l’antiquaire, qui souhaite rester anonyme. « Mais je vais le faire pour des raisons éthiques. Je ne me sentirai pas mieux si je la garde ou la vends. Je me suis récemment (mercredi après-midi, le 07/12/2016) entretenu avec l’avocat d’Angleterre et nous avons commencé à chercher une solution. »

http://www.patrickdamiaens.be



lundi 12 décembre 2016

Découverte des armoiries de famille de Sir Nicholas Throckmorton | Monument St Katharine Cree à Londres | Armoiries taillées en albâtre

Armoiries de famille de Sir Nicholas Throckmorton

Découverte des armoiries de famille de
 Sir Nicholas Throckmorton

Monument St Katharine Cree à Londres
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L'Héraldique fait partie de mes intérêts personnel, même si je dois dire que je ne suis pas vraiment un expert. Pourtant, je sais me défendre concernant certains aspects de l'héraldique, et je suis toujours content d'en apprendre davantage sur les thèmes et aspects des armoiries héraldiques. L'héraldique est une forme d'art en soi, elle est très complexe. Certains experts héraldiques me surprennent parfois grâce aux vastes connaissances qu'ils possèdent sur le sujet.
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Antica Namur 2016


A la fin de l'automne 2016, je suis parti direction l'Antica de Namur, l'exposition d'art et antiquités qui se déroule en bordure de ville, c'est une de mes habitudes annuelles. Même s'il ne s'agit pas vraiment d'un “événement majeur”, depuis quelques années, ce salon offre une qualité croissante en plus d'offrir un prix abordable, c’est un très joli salon en plus de présenter un public de plus en plus nombreux.
Sur le stand d'un marchand d'art flamand, qui est aussi un exposant à la BRAFA de Bruxelles, un magnifique relief d'albâtre a immédiatement attiré mon attention. 

Il se tenait entre des peintures exposées sur un piédestal noir, et à côté de ce haut-relief d'environ 80cm se trouvait une plaque portant un texte explicatif apposé par l'exposant, "un relief d'albâtre germano-autrichien datant du milieu du 16ème siècle" était inscrit sur la plaquette en question. Je lui demandais si je pouvais prendre quelques photos de cette pièce fascinante, aucun problème, l'autorisation était donnée. Mon intuition me dit que c'était un relief d'albâtre d'une origine différente, et j'ai fait la remarque au marchand d'art que le relief était peut être d'origine anglaise, et non allemand.

Cette observation a été confirmée par mes activités et recherches quotidiennes comme sculpteur héraldique, mais aussi grâce aux nombreux abonnements de magazines d'héraldiques européens que je possède, il est donc plus facile de se faire une idée de certaines armoiries.
Ces magazines permettent de mieux comprendre la complexité et les détails spécifiques de cette forme unique d'art. Alors que le relief soit d'origine anglaise, j'en suis absolument certain.


Une fois à la maison, j'ai envoyé l'image du relief d'albâtre à un ami britannique Richard Lichten qui, comme moi, trouvent que les connaissances de l'héraldique et leur histoire est un passe-temps aussi intéressant que passionnant. 

Il m'a répondu peu de temps après, et m'a dit que ces armoiries d'albâtre appartient premièrement aux armoiries de la famille anglaise Throckmorton. Mais l'appartenance exacte des armoiries devait encore être étudiée. Car en effet, il existe toute une série de membres célèbres et moins connus du clan Throckmorton.

Blason Throckmorton



Les armoiries Throckmorton


Mais au vu du caractère général des armoiries, de ses ornements et de ses compositions, elles remontent effectivement au 16ème siècle, exactement comme le marchand d'art me l'avait dit. 
Je pouvais donc me concentrer davantage sur la famille Throckmorton de cette époque là. Les armoiries devaient appartenir à une personne importante de cette famille, on le reconnaît notamment grâce à la qualité et à l'étendue du relief. Donc il fallait trouver famille notable de cette époque.


Francis Throckmorton (1554–1584)
Nicholas Throckmorton (1515–1571)
John Throckmorton (1524–1580)




Les armoiries de Nicholas Throckmorton


Cela n'a pas été facile et a demandé un vrai travail de détective pour retrouver le propriétaire initial de ces armoiries de famille. Car il y a une merlette (oiseau) présente sur le bouclier, cela signifie que selon l'héraldique anglaise, les armoiries d'albâtre appartiennent au 4ème fils de la lignée, ce qui a rendu la recherche bien plus simple.

C'était sans aucun doute les armoiries de Nicholas Throckmorton. J'ai été un peu choqué lorsque j'effectuais les travaux de recherche sur cette famille et l'identité de Sir Nicholas Throckmorton, et sa vie du 16ème siècle de l'histoire anglaise. Car cette famille a joué un rôle important en Angleterre au 16ème siècle.

Sir Nicholas Throckmorton (ou Throgmorton) (vers 1515/1516 - 12 février, 1571) était un diplomate et homme politique anglais, il était ambassadeur en France et a joué un rôle important dans la relation entre Elizabeth I et Mary Ire d'Ecosse (Mary, Queen of Scots).


Armoiries taillées en albâtre


Nicholas Throckmorton était le quatrième des huit enfants de Sir George Throckmorton de Coughton Court. Après qu'Elizabeth I soit montée sur le trône en Novembre 1558, Nicholas Throckmorton a rapidement gagné les faveurs de la reine, notamment grâce à sa relation personnelle déjà existante avec elle. 

Il a envoyé son propre avis sur la formation du gouvernement d'Elizabeth I, dont certaines conséquences étaient que de mai 1559 à avril 1564, il était ambassadeur d'Angleterre en France.
Son nom de famille est mentionné dans plusieurs complots. 
En 1569, Throckmorton était soupçonné d'être impliqué dans la conspiration du duc de Norfolk, et il s'est ainsi retrouvé prisonnier du château de Windsor, aucun procès n'a été monté contre lui, il a néanmoins perdu la confiance de la reine Elizabeth I qu'il n'a jamais pu regagner par la suite. 
Il est mort en 1571.
Une histoire turbulente.

Une merlette (oiseau) présente sur le bouclier

La figure ci-dessous montre à droite les armoiries de Sir Nicholas Throckmorton et à gauche de son frère, deux armoiries identiques pourrait-on penser, mais il y a tout de même des différences, les armoiries de gauche sont facilement reconnaissable grâce à la ligne principale, qui porte un croissant de lune, signifiant le second fils et son frère aîné. (Voir la flèche blanche sur le bouclier).




Coughton Court


Coughton Court est la maison de famille des Throckmorton depuis 1409. Le domaine comprend environ 10 hectares des jardins les plus spectaculaires d'Angleterre. Cette belle ferme a connu de nombreux propriétaires avant 1409, et à un certain moment, elle est entrée en possession de la famille Spiney. 

Le nom Throckmorton a d'abord été associé à Coughton Court en 1409, quand Eleanor Spiney a épousé John Throckmorton. Le titre Baronnet attaché à la maison Throckmorton en 1994 a disparu avec la mort du douzième Baronnet, mais la famille réside toujours à Coughton Court, désormais dirigée par le National Trust.

C'était l'intention de Clare McLaren - Throckmorton de créer un jardin dont l'envergure va main dans la main avec la maison, ses jardins sont toujours détenus et exploités par la famille Throckmorton. En 2009, la résidence permanente de la famille Throckmorton célébrait un 600ème anniversaire.

Après un certain nombre d'e-mails envoyés à Rebecca Farr et John Sterry, qui font partis de la gestion de Coughton Court, j'en suis venu à en connaître d'avantage sur les armoiries d'albâtre que j'avais vu à Namur, je vous épargne l'histoire intégrale de la famille, elle est bien trop complexe pour un article de blog, mais les armoiries d'albâtre du premier quart du blason appartiennent à la famille Throckmorton et le quatrième quart appartient à la famille Spiney.





Le monument


Lors de mes recherches sur Internet, j'ai découvert que Sir Nicholas Throckmorton est mort le 12 février 1571 et est enterré dans l'église paroissiale St Katharine Cree à Londres, mais où exactement ? On ne le sait pas. 

Un monument a été érigé dans l'église à sa mémoire, j'ai trouvé quelques images sur Internet du monument en question. Je ne suis pas sûr, mais il semblait que le monument soit également en albâtre et a été réalisé avec une grande qualité d'exécution.

Le monument Sir Nicholas Throckmorton dans St Katharine Cree à Londres

Vue détaillée et comparaison du monument N. Throckmorton, Londres


Suite à une recherche un peu plus ciblée sur les détails, j'ai trouvé quelques points de repère remarquables, il semblait que le relief que j'ai vu à Namur et le monument à Londres présentaient les mêmes qualitées dans l'ornementation, la composition et le style, “On pourrait jurer”, pensais-je alors, “que le relief sort tout droit du même atelier ou bien a été taillé par le même créateur." Les découvertes se suivent rapidement.


Gravure

Un livre de gravures datant de la fin du 18ème siècle (Antique Prints of London) que j'ai trouvé sur Internet m'a permis de démasquer l'identité du relief, je ne pouvais pas en croire mes yeux. Sur cette gravure de cuivre datant de 1793 on distingue clairement le relief d'albâtre, mais deux petites armoiries sont également visibles. 

A qui appartiennent-elles ?, je ne le sais pas encore, j'ai immédiatement interrogé l'équipe de gestion de Coughton Court, mais malheureusement, ils ne pouvaient pas m'aider. L'image n'était pas de très bonne qualité, mais il est certain que les petites armoiries en bas à droite appartenait à une femme, reconnaissable grâce à sa forme en diamant. 

C'était malgré tout une découverte fantastique. Je venais de découvrir une pièce historique importante, cela me semblait être un bon investissement sur le moment.

Gravure du monument Sir Nicholas Throckmorton




De retour à Namur


Avec toutes ces informations recueillies, je pars pour Namur quelques jours plus tard, je suis sûr que le relief se trouvait sur le monument de Sir Nicholas Throckmorton, je suis même parti avec l'intention d'acheter ce relief pour un usage personnel. 
Un relief historique du 16ème siècle semblait être un meilleur investissement que laisser l'argent dans la banque. Est-ce qu'il était volé ? Je n'ai pas trouvé quoi que ce soit sur Internet à propos d'un relief volé du monument de Sir Nicholas Throckmorton. 
En arrivant dans les halls d'exposition à Namur, je voyais déjà vu sur le stand de l'antiquaire que la plaquette explicative de l'œuvre d'art avait disparu, et une nouvelle plaquette affichait désormais "relief d'armoiries anglaises". Une production anversoise, un produit d'exportation. 
Le marchand me reconnaissait encore, j'étais curieux de connaître le prix de vente du relief, mais celui-ci était malheureusement bien au-delà de mon budget.


Christie's Londres


C'est pour en savoir plus sur la valeur de ce relief, que je suis entré en contact avec Donald Johnston, il est le directeur principal et chef européen du département de Sculpture et Objets d'Art de Christie's Londres. 
Je lui ai envoyé un dossier de toutes mes expériences, et peu de temps après, j'ai reçu une réponse, il était très impressionné par mon travail de recherche, et il était d'accord qu'il s'agissait d'une pièce manquante du monument. 
J'ai également reçu une évaluation pour une éventuelle vente aux enchères chez Christie's, le relief aurait effectivement pu être un excellent investissement.



Volé ?

Malgré tout, il me restait encore un certain nombre de questions, comment ce relief a-t-il était séparé du monument ?, comment a-t-il terminé en Belgique ?, qui était le précédent propriétaire ? Est-ce un objet volé ou est-ce un prêtre de l'église St Katharine Cree à Londres qui, par manque d'argent, aurait vendu certains articles de l'église, pour une raison que nous ne savons pas ou, ... ? Mais ce qui est certain, c'est que le relief n'a jamais quitté l'église de manière légale, le monument possède une trop grande valeur historique.

St Katharine Cree à Londres


St Katharine Cree à Londres


Fin novembre 2016, j'ai contacté l’église de St Katharine Cree à Londres, mon contact était Phil Manning, superviseur de l'église. Dans un email, je lui ai avancé un certain nombre de conclusions sur le monument dans son état actuel et la gravure de 1793. Toutes les autres actions d'information que j'avais rassemblé me semblait être superflues. Sa réponse a été particulièrement étendue. La voici ci-dessous.


Les blasons sculptés des armoiries présentes sur le sommet du monument de Sir Nicholas Throckmorton dans la gravure que vous m'avez envoyé (et dont une copie est accrochée au mur de l'église) ne sont plus présents, et ne l'ont jamais été pendant les 10 ans que j'ai pu travailler pour St Katharine Cree.


En outre, il existe des preuves que en 1929, le monument était contre le mur sud de la nef sud, alors qu'il est maintenant contre le mur est de l'allée est. On pense qu'à la fin des années 1950, ou début des années 1960, il a été déplacé à son emplacement actuel, depuis des bureaux ont été installés dans les allées latérales. Des notes de 1929 mentionnent le fait que le monument possédait "un relief central et deux blasons". Le monument a perdu ces objets après 1929, et je pense qu'il y a une explication plausible : peut être que ces pertes sont liées à un bombardement pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsqu'un vitrail a été endommagé dans l'allée du sud. Cette fenêtre était située à proximité de l'emplacement du monument.


Le monument est constitué d'une pierre peinte en brun-rouge veiné, apparemment en albâtre. Je ne sais pas qui l'a réalisé, mais au vu du savoir-faire de haute qualité, il est possible que le monument provienne d'un atelier de Southwark (peut-être que la famille Throckmorton possède des données à ce sujet). De nombreux réfugiés du sud des Pays-Bas sont installés dans le Bankside de Londres à la fin du 16ème siècle, donnant lieu à une tradition de tailleurs de pierre - j'aimerais beaucoup en savoir plus !
J'espère que l'explication ci-dessus vous est utile. Si vous avez la réponse à une ou plusieurs des questions posés, n'hésitez pas à m'en faire part, ce serait apprécié. Fin du courrier de Phil Manning.

Photos du monument de Nicholas Throckmorton (1929)




Photo comparative du relief (1929)

Mes conclusions

Après avoir reçu cet e-mail, il est temps d'apporter mes conclusions à Phil Manning, et peu de temps après que je suis au téléphone avec lui. Il a été particulièrement sympathique, et m'a félicité du résultats de mes travaux de recherche et a demandé s'il pouvait savoir qui était le marchand d'art. Je voulais ne pas vous lui dire car j'avais à ce moment-là l'intention d'acheter le relief. Mais quand il m'a dit que le relief n'a jamais pu quitter l'église légalement, et qu'il s'agissait assurément d'art pillé, mon intérêt pour l'achat du relief a disparu. Il m'a demandé s'il pouvait transmettre mes données et travaux de recherche à Chris Marinello, un expert britannique des arts volés. Phil Manning m'a aussi envoyé une photo de 1929 où clairement la crête de famille de Throckmorton est visible. Pour moi, il était évident que ce relief historique doit être retourné à son lieu d'origine.


Cependant, il y avait un autre problème, le relief n'a jamais été officiellement déclaré comme étant volé. Peut-être parce que l'église en charge a probablement pensé que le relief a été détruit par les bombardements en 1941 (Blitz) et s'est retrouvé avec le reste des débris. Peut-être qu'il est ensuite tombé dans les mauvaises mains. Ceci sont de simples conclusions; la preuve n'existe pas, mais il est certain que le relief n'aurait jamais dû quitter l'église.




Bruxelles 


Plusieurs solutions s’offraient à moi pour remédier à la situation, il y avait “à la dure”, avec des avocats, des procès, etc .. avec beaucoup de négativité, mais un marchand d'art respectable ne suivra jamais cette voie si des preuves sont fournies. 
Une autre façon était d'envoyer toutes les informations à la presse sans l'accord du marchand, et cela aurait certainement était une façon terrible de remédier à la situation, parce qu'il savait absolument pas ce qu'il avait en sa possession à l'époque. 

Finalement, le plus respectable pour les deux partis était de confronter le marchand d'art de Bruxelles avec les preuves que j'avais découvert, et j'ai été en mesure de le convaincre de cette manière pour arriver à une solution amiable. Il m'a promis par téléphone de transférer le relief à l'église.

La journée où j'ai rassemblé le marchand d'art et l'avocat.


Le 8 décembre 2016 a été une journée très stressante, car ce jour-là, j'ai apporté le résultat complet de mes recherches au marchand d'art belge. Il ne savait encore rien à propos des détails concernant le monument. Comme il s'agissait d'une quantité importante d'informations à digérer, je lui ai laissé deux heures pour étudier le dossier. Plus tard ce jour-là, j'ai contacté un avocat à Londres spécialisé en arts volés et perdus, et lui ai présenté de quel marchand d'art belge il s'agissait.


Mais avant même que ces deux messieurs ne puissent discuter de cette affaire, j'ai d'abord contacté la BELGA Newsagency de Bruxelles en les informant de mes recherches et conclusions, et la BELGA a vérifié ces données avec le marchand (qui était entre temps entré en contact avec l'avocat) et avec Marc Van de Cruys, spécialiste flamand en héraldique et éditeur du Heraldicum Disputationes. Par respect, seule la BELGA a obtenu les données de contact du marchand d'art, et cela seulement pour que mon dossier puisse être vérifié.


Tout un tas de journalistes belges ont ce jour-là contacté l'avocat par téléphone, bien sûr, pour vérifier la légitimité de mes conclusions. L'avocat de Londres a bien insisté sur le fait de ne pas écrire d'articles à propos du relief pour l'instant : l'affaire est toujours en suspens, la grande fête aura lieu à Londres, etc ... Mais heureusement, tous les journalistes ne se laissaient pas intimider.


Dans les semaines avant l'annonce, je suis aussi allé à la rencontre d'un certain nombre de spécialistes, mais aussi de marchands d'art de la TEFAF (TEFAF, The Maastricht Art Fair) pour leur présenter mes travaux de recherche et conclusions, ma question était de savoir quelles démarches suivre à présent.



On m'a conseillé de dévoiler mes conclusions dès que possible afin que cette information ne puisse être utilisé par les autres pour leur propre bénéfice. Une personne m'a dit: "Le monde de l'art est comme un panier plein de crabes."

Traduction Geraldine Poppe

http://www.patrickdamiaens.be





lundi 5 décembre 2016

Dessus-de-porte sculpté en cerisier | Sculpture en bois religieuse | Un dessus-de-porte en bois


Dessus-de-porte sculpté en cerisier

Dessus-de-porte sculpté en cerisier 
Un dessus-de-porte en bois



‘Un ornement dessus une porte’ ou un dessus-de-porte

Dans cet article de blog, je vous montre, à l’aide de quelques photos, les stades de la sculpture d’un dessus-de-porte. Un dessus-de-porte est une décoration à mettre dessus une porte, qui peut aussi faire partie de la partie supérieure de l’encadrement d’une porte.

La commande du dessus-de-porte

Dans ce cas-ci, il s’agit de deux dessus-de-porte en cerisier qui ont été conçus et créés pour un client de Texas (États-Unis), au printemps de 2016.
Les conditions annexes
Le client avait quelques souhaits personnels qu’il voulait voir mis en œuvre dans ce dessus-de-porte sculpté. Les décorations feraient partie de son lambris (déjà présent) en cerisier.

La conception

L’accroche est la cartouche ovale au centre de la décoration, et la croix et la Bible ouverte y dessus : sur la page gauche, on voit la lettre alpha, sur la page droite, la lettre oméga. L’alpha et l’oméga sont
respectivement la première et la dernière lettre de l’alphabet grec classique (ionique). Les deux lettres ensemble symbolisent l’omnipotence de Dieu dans le christianisme.
Les flèches, l’arc à gauche et la torche à droite proviennent de dessous de la cartouche et ils sont tenus ensemble par un nœud papillon, du ruban et de la verdure. Ces éléments ont été choisis par le client. Le trophée allongé en cerisier a une épaisseur maximum de 45 mm. Cette espèce de bois, le cerisier, est particulièrement dure et difficile à scier et à sculpter. Mais le résultat vaut la peine.

Sculpture en bois religieuse

Ornement dessus-de-porte | Un dessus-de-porte

Un dessus-de-porte (en Latin : supra – « dessus », porta – « porte ») est une décoration à appliquer dessus une porte ou dessus un portail.
Ainsi, la notion « décoration » doit être comprise dans un sens très large : la décoration en tant que tableau libre, une fresque peinte sur le mur, une sculpture ou un relief sculpté ou en stucage.
Parfois, la peinture est exécutée en grisaille, c’est-à-dire, l’image est peinte dans les différentes teintes d’une couleur (noir ou brun) afin de la faire ressembler à une sculpture en pierre. Dans le style rococo, c’est surtout la cartouche qui est utilisée pour le relief dans le dessus-de-porte.
Le relief peut être intégré dans la partie supérieure de l’encadrement de la porte.
Un dessus-de-porte sous la forme d’un triangle plat s’appelle un tympan.
On peut retrouver un dessus-de-porte horizontal ainsi qu’un dessus-de-porte vertical, ce qui dépend de la hauteur du plafond. Ainsi, il est même possible que le dessus-de-porte d’une porte extérieure ou d’un portail se prolonge jusqu’au toit.
Le dessus-de-porte d’une porte intérieure n’est pas seulement adapté à la hauteur du plafond, mais également à l’origine du propriétaire ou à la fonction de la pièce ou du bâtiment dans lequel il se trouve.
Jadis, il était extrêmement important de montrer sa position sociale. Le dessus-de-porte était un bon moyen pour cette autoglorification. La position pouvait être manifestée par un monogramme ou une armoirie qui constituait la partie centrale dans la composition des ornements du dessus-de-porte.
Dans le château de Versailles par exemple, on peut retrouver dans plusieurs pièces le L croisé de Louis XIV ou les trois fleurs de lis, symboles de la glorification du roi et de la France.

Un dessus-de-porte en bois
Les décorations et les ornements d’un dessus-de-porte (en bois) peuvent avoir encore une autre fonction : ils peuvent constituer la décoration de la porte d’une salle de musique, comme certains ‘crève-la-faim’ en ont une. Cette décoration peut être conçue autour de quelques instruments de musique. Ce thème peut être incorporé aussi dans le dessus-de-porte. De cette façon, chaque visiteur pouvait immédiatement reconnaître la fonction de la pièce.
Il y a encore d’autres bâtiments mondains ou des bâtiments du gouvernement qui utilisent le dessus-de-porte dans une autre fonction pour leurs propres intérêts. Cette fonction peut ainsi être montrée dans la cartouche. Par exemple, grâce à l’utilisation d’attributs dans un trophée, en soulignant ‘le droit’, ‘la science’, ‘la force armée’, et au dessus-de-porte comme accroche important, le visiteur se rend compte où il est.

Des bâtiments religieux, par ailleurs, ont évidemment d’autres thèmes ; par exemple, des scènes religieuses sculptées en bas-relief, parfois sur une cartouche ovale, ou des trophées avec des attributs religieux comme des cierges, chandeliers, un calice, une bible, un encensoir, … qui sont l’accroche centrale de la composition.

Depuis la renaissance, on retrouve le dessus-de-porte dans le style de chaque époque suivante. Dans la plupart des cas, on le retrouve dans des châteaux ou des résidences, et plus tard dans des maisons bourgeoises importantes et des bâtiments du gouvernement, toujours adapté à la mentalité et la façon de décorer de l’époque en question. La façon de décorer varie en plus d’un pays à l’autre : à chaque pays ses propres caractéristiques.

Aujourd’hui, il peut se passer que l’on accroche une photo de famille, un signe religieux ou un tableau dessus une porte et que l’on se joint ainsi inconsciemment à une ancienne tradition de dessus-de-porte. Dans ce cas-ci, le dessus-de-porte n’est pas de nature fonctionnelle mais de nature décorative.



Les photos suivantes vous montrent les différents stades de la sculpture.

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Ornemaniste sculpteur sur bois Patrick Damiaens









Un dessus-de-porte en bois


Un dernier, petit détail : les petites feuilles et les petites baies sur le cadre ovale.




FB Page

http://www.patrickdamiaens.be



mardi 1 novembre 2016

Musée Mayer van den Bergh | Boiseries style classique peintes | Musée à Anvers

Musée Mayer van den Bergh, Anvers

Musée Mayer van den Bergh
Musée à Anvers

Ce Musée à Anvers est probablement moins connu du grand public, on n'y retrouve pas un tourisme de masse. Ce type de tourisme qu'il y a autour de la Maison de Rubens, un endroit submergé par la foule. Le Musée Mayer van den Bergh est situé au numéro 19 de la longue rue Gasthuisstraat, juste à côté du jardin botanique.
Ce curieux et charmant Musée van den Bergh est l'œuvre d'un homme et sa mère. La vaste, spéciale et belle collection de la fin du 19ème siècle, a été assemblée par Fritz Mayer van den Bergh (1858-1901), un autodidacte avec goût et connaissance, en plus d'un sens infaillible de l'art.
Cette collection est célèbre pour ses anciens maîtres flamands de l'école d'Anvers, mais également pour un certain nombre de salons confortables avec de belles boiseries peintes de style classique.

Musée Fritz Mayer van den Bergh

Le Musée Mayer van den Bergh est l'un des premiers musées construits autour d'une collection privée. Cette collection comporte sont plusieurs styles et thèmes. Van den Bergh s'intéressait principalement à l'art ancien des Pays-Bas du 14 au 17ème siècle avec des œuvres de primitifs flamands retables et de sculptures monumentales. Van den Bergh était un collectionneur passionné, connaisseur de l'histoire de l'art, et possédait un œil très critique.
La découverte de Bruegel "Margot la folle" Dulle Griet revient à Van den Bergh. Sa collection s'est rapidement élargie, et Van den Bergh y a énormément investi d'argent, ce qui lui a permis d'obtenir plusieurs pièces uniques. Malgré une vie brève, il a amassé une impressionnante collection de grande qualité, grâce au capital de son père, Emil Mayer, l'un des hommes d'affaires les plus riches d'Anvers. En 1887, Fritz Mayer van den Bergh est anobli, nommé chevalier, recevant ainsi un statut en plus. Il était l'un des principaux acteurs de son temps sur le marché international de l'art.

Fritz Mayer van den Bergh

Fritz Mayer van den Bergh

Lorsque le collecteur est mort en 1901 âgé de seulement 43 ans, sa mère Henrietta a décidé de rendre public l'ensemble de sa collection. Sa collection est exposée dans une maison qui lui correspondant, entièrement construite dans un style 16ème siècle.
Les décorations gothiques et Renaissance des façades ne sont pas sans rappeler l'âge d'or d'Anvers, mais reflètent aussi le goût artistique et les préférences du collectionneur lui-même. La collection est encore visible telle que le collectionneur l'a imaginé.



Le travail d'une vie d'un homme : la collection

Qui était Fritz Mayer van den Bergh ? Fritz Mayer, son nom à la naissance, était issu d'une famille riche et importante d'Anvers. Son père Emil (1824-1879) avait des origines de Cologne. Il était à la tête d'une entreprise familiale de commerce spécialisée dans les épices et les produits pharmaceutiques. En 1857, il épouse Henriette van den Bergh (1838-1920), fille d'un courtier maritime et sénateur. Emil Mayer est mort en 1879, et peu de temps après, son fils aîné Fritz - âgé de 21 ans, étudiant à l'université de Gand -, part vivre avec sa mère. L'entreprise familiale revient à son frère cadet, ce qui permet à Fritz de se consacrer à sa passion : la collection d'art, qu'il soit national ou étranger. En 1887, il a reçu le titre de chevalier, et a ajouté le nom de sa mère à son nom.
Dans sa première période, Fritz Mayer van den Bergh achète diverses œuvres d'art et de soi-disant art «ancien», mais à partir de 1892, il oriente sa collection vers les peintures et sculptures, avec une préférence les artistes habiles. Mais surtout pour les artistes méconnus et négligés. La plupart des pièces les plus importantes et onéreuses du musée Fritz Mayer ont été achetées dans les années 1898-1900. Il a effectué ces achats avec beaucoup d'audace, d'instinct, et de connaissances (financières).
Mais le 4 mai 1901, il est mort suite à un accident lors d'une course à cheval.

Musée Mayer van den Bergh




Groupe Christ-Saint Jean

Maître Heinrich von Konstanz, ca. 1280 - 1290 (?)
Polychrome doré ; hauteur: 141 cm, largeur 73 cm, profondeur: 48 cm

Ce touchant groupe de statues, l'une des dernières acquisitions de Fritz Mayer, est un chef d'oeuvre d'envergure internationale. Nous connaissons son auteur ainsi que le destinataire : Maître Heinrich von Konstanz l'a taillé juste avant 1300 pour le cloître de dominicaines de St. Katharinenthal en Suisse.

De telles statues devaient aider les religieuses à développer un lien personnel avec Dieu et le Christ. Les soeurs aspiraient également à la relation intime que le jeune apôtre Jean entretenait avec Jésus et qui constitue la force de cette sculpture.

Jean laisse reposer sa tête sur la poitrine du Christ et met sa main droite dans celle de Jésus, qui de son côté met son bras sur l'épaule de Jean, un geste symboliquement chaleureux et protecteur. Ils sont assis ensemble sur un banc. C'est comme si le fils de Dieu et le disciple étaient devenus un, ce que souligne par ailleurs l'agencement des plis de leurs vêtements. Une scène de ce type est le plus souvent associée, comme dans la peinture, à la Cène.

Dans le jargon, une statue comme celle-ci s’appelle une Andachtsbild (image pieuse) : de par sa force émotionnelle, elle entend toucher les spectateurs, les stimuler à la compassion et leur faire approfondir leur foi, par le biais des émotions. Vers 1300, l’aspiration à une union mystique avec le Christ a connu son apogée dans l’art religieux médiéval.

Groupe Christ-Saint Jean | Musée Mayer van den Bergh



Motif sur cartouche en chêne | Sculpture sur bois pour cheminée

Margot la folle (Dulle Griet) 
(Pieter Bruegel de Oude)

Le collectionneur Fritz Mayer van den Bergh (1858-1901) était passionné d'art et bien en avance sur son temps. Il avait un flair pour les oeuvres auxquelles peu de gens portaient attention et qui sont désormais largement appréciés. Il s'intéressait principalement à l'art des Pays-Bas datant de la fin du Moyen Age et de la Renaissance (14e au 16e siècle), et avait un intérêt particulier pour Bruegel.

Hall avec Margot la folle | Mayer van den Bergh

Il existe 45 tableaux dans le monde de Pieter Bruegel de Oude. Le Musée en possède deux.

Le musée Mayer van den Bergh est le seul musée des Flandres qui possède des oeuvres de Pieter Bruegel de Oude. Et quelles oeuvres ! Margot la folle (Dulle Griet) est l’une des peintures de Bruegel les plus connues.

Contrairement à de nombreuses autres oeuvres de sa main, il n'en existe aucune copie. La renommée de cette peinture apocalyptique, "volcanique" est également liée au caractère énigmatique de la scène infernale, qui a indéniablement une signification plus profonde, laquelle ne peut être de surcroît que pessimiste. Mais quelle est-elle précisément ? Cela reste encore un mystère.

Nous voyons des ruines bizarres, de curieux monstres, des bagarres, des appareils en forme de navires, la bouche de l'enfer, des reflets flamboyants et une femme cuirassée armée d'une épée et tenant des couvers et un coffret à la main s'élançant en avant: c'est Margot la folle, le synonyme de la "marque de l'enfer" dans les farces de l'époque de Bruegel. Diverses scènes illustrent le thème central : un excellent exemple de la meilleure tradition picturale narrative flamande.

Margot la folle (Dulle Griet) | Musée Mayer van den Bergh




L'arrestation du Christ
1er trimestre 14ème siècle

Albâtre, 33,7 x 27 cm

Ce groupe de statues fait partie d'un retable, un compartiment de l'autel décoré de statues. L'albâtre est travaillé de façon particulièrement élaborée, on y voit quatre épisodes qui se jouent au début de la Passion du Christ.

L'apôtre Pierre tranche avec son épée une oreille de l'homme effondré au devant de la scène, et le Christ guérit instantanément la blessure en y apposant la main, tandis qu'il est lui-même arrêté au même moment : Judas presse son visage contre celui de Jésus pour le trahir par son baiser. Hormis Jésus, Pierre et Judas, le groupe consiste de trois soldats casqués et d’une femme voilée. Cette dernière n'est, encore une fois, pas un personnage des évangiles, mais est tirée d’une légende du Moyen Âge.

L'arrestation du Christ

Fritz Mayer van den Bergh a acheté cette petite statue en 1898 à Paris, au moment où l'intérêt pour ce genre de sculpture ancienne du gothique tardif était encore peu important. L'albâtre est une pierre calcaire fragile et relativement tendre, plutôt rare et par conséquent chère. Dans la mesure où les blocs d’albâtre sont, en règle générale, de petite dimension, ce matériau est surtout utilisé pour des petites statues. Le musée compte encore un certain nombre de ces magnifiques petites statues en albâtre dans ses collections.

Mayer a effectué l'achat de cette oeuvre trop rapidement. Il y a mis tout son capital, en allant même jusqu'à effectuer en emprunt.

Boiseries classiques peintes

A l'arrière du Musée Mayer van den Bergh se trouvent deux charmantes petites chambres : le salon et le studio. Elles disposent de boiseries de style classique du 18ème siècle. Lors de la création du musée (entre 1901-1904), ces deux boiseries peintes étaient déjà en possession de Fritz Mayer van den Bergh avant sa mort, elles ont été incorporées dans le projet du musée.
Un charme intégral pour ces pièces aux "dimensions humaines", comme je le dis toujours. Pas d'exagérations comme vous pourriez en rencontrer dans des châteaux ou palais, trop voyantes et (parfois) de qualité inférieure. Mais cette boiserie n'a que des qualités : le bon rapport, l'équilibre des sculptures, moulures, composition, ... tout simplement parfait.


Boiseries classiques peintes

Classicisme et néoclassicisme

Le mot classicisme a un sens large et est couramment utilisé pour décrire des peintures, sculptures, architectures, musiques et encore littérature, qui remontent à l'Antiquité classique. Le terme néoclassicisme se réfère à une période plus spécifique : les 18ème et 19ème siècles, qui étaient un retour à l'Antiquité classique. Dans certains pays, toutefois, cette période était également nommée "classique".

Boiseries classiques peintes | Musée Mayer van den Bergh


Le Salon

La mère du collectionneur et fondatrice du musée, Henriette van den Bergh, offrait ici parfois du thé aux visiteurs importants. Elle a aussi fait faire les peintures au plafond.

La grande collection de porcelaine n'est exposée ici qu'en partie. Une grande partie est d'origine chinoise. Il y a aussi de plus petits ensembles de porcelaines européennes, Faïence de Delft et pièces japonaises. Ces sélections sont regroupés derrière des vitrines par origines.
Il n'est pas possible de capturer l'ambiance particulière de ce musée. De plus, la nature intime de ces deux chambres rend extrêmement difficile la prise de bonnes et belles photos.


Boiseries classiques peintes | Guirlandes et trophée central dédié à la chasse



Le Studio

Le nom de cette pièce a déjà été utilisée lors de la fondation. Les vitrines datent d'une période ultérieure. A l'heure actuelle, elles comprennent une partie de la collection de textiles.

Le portrait d'Henriette Mayer van den Bergh, mis à l'honneur ici, a été peint par Joseph van Lerius (Anvers, 1823-1876) en 1857. Quand elle avait 19 ans, elle a épousé Emil Mayer, un marchand originaire de Cologne qui vivait depuis 1849 à Anvers.


Boiseries style classique peintes

Merci au Musée Mayer van den Bergh.

Informations:
Le Musée Mayer van den Bergh est ouvert du mardi au dimanche de 10h à 17h.
La billetterie est ouverte jusqu'à 16h30. Le musée est fermé le lundi, sauf le lundi de Pâques et le lundi de Pentecôte. Le musée est fermé les jours fériés suivants : 1er janvier, 1er mai, L'Ascension, le 1er novembre et 25 décembre.

Entrée: (à compter du 1er Janvier 2014)
Les visiteurs âgés de 26 à 65 ans: 8€
Les visiteurs âgés de 12 à 25 ans: 6€

Musée Mayer van den Bergh
Lange Gasthuisstraat 19
2000 Anvers
+323 338 81 88

Voici quelques images des détails de la boiserie


Boiseries style classique peintes | Musée Mayer van den Bergh





Boiseries style classique peintes




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